DS 3 CROSSBACK : les retours des journalistes Car of the Year

Un peu à l’image du Guide Michelin, les journalistes membres du jury Car of the Year ont un certain pouvoir dans le petit monde de l’automobile… Alors que les essais de DS 3 CROSSBACK sont en cours, voyons ce qu’ils ont partagé dans leurs articles.

Contrairement au Guide Michelin, les membres du jury « COTY » sont connus. Il est même possible de voir leurs choix et d’établir une sorte de hiérarchie entre ceux qui votent comme le consensus européen et ceux qui sont totalement hors du coup.

En France, ils sont six : Didier Laurent (L’Argus de l’automobile), Yves Maroselli (Le Moniteur de l’Automobile selon le site COTY, mais surtout Le Point), Stéphane Meunier (L’Automobile Magazine), Jean-Michel Normand (Le Monde), Sylvain Reisser (Le Figaro), Alain-Gabriel Verdevoye (Challenges).

Pour prendre l’exemple de Didier Laurent (le premier par ordre alphabétique), il a toujours donné le plus de points aux productions du Groupe PSA depuis son arrivée dans le jury en 2013. Deux exceptions avec la Peugeot 208 en 2013 qu’il place au 3e rang alors qu’elle termine 7e sur 8 et Citroën C4 Cactus qu’il place 6e alors qu’elle termine 2e ! Pour le reste, ses points vont d’abord à la Peugeot 308 (Voiture de l’année 2014), Peugeot 3008 et Citroën C3 (Voiture de l’année et 5e en 2017) et Citroën C3 Aircross (5e en 2018). Cette année, il donne 5 points à la Citroën C5 Aircross et à la Peugeot 508 (5e et 6e du classement) en délaissant largement les Jaguar I-Pace et Alpine A110 qui ont marqué l’année. Vu de chez PSA, c’est un vote quasiment acquis !

Yves Maroselli est entré dans le jury en 2012. Réputé pour être le meilleur techniquement (et de loin), ses votes sont moins « traçables »… Sauf à souligner qu’il a souvent trouvé l’élue au début de sa carrière comme en 2012 avec Opel Ampera, en 2013 avec Volkswagen Golf, en 2014 avec Peugeot 308…

Stéphane Meunier a un vote très français… Depuis son arrivée en 2015, il a toujours voté d’abord tricolore pour le Citroën C4 Cactus en 2015, Peugeot 3008 en 2017, Citroën C3 Aircross en 2018 et Alpine A110 en 2019. En rien en 2016 ? Et bien il n’y avait pas de voiture française… Là encore, ce sont des points acquis pour les Français.

Jean-Michel Normand est arrivé en 2015. Il a d’abord préféré la Nissan Qashqai, puis le Volvo XC90, avant d’enfin voter pour le bon cheval ces trois dernières années avec Peugeot 3008, Volvo XC40 et Jaguar I-Pace. Ses avis sont tranchés, mais aussi argumentés.

Sylvain Reisser est le petit nouveau du groupe… Arrivé en 2019, il a préféré la Peugeot 508, devant l’Alpine A110 et la Citroën C5 Aircross. Là encore, un vote très, très français !

Quant à Alain-Gabriel Verdevoye, c’est un OVNI présent depuis 2004. Cette année-là, il avait signé la performance de voter pour la FIAT Panda. Son vote était exemplaire en 2005 (année de la Toyota Prius) avant de plébisciter la Renault Clio en 2006… Et ça part dans tous les sens par la suite, il oublie la Ford S-Max en 2007, il met 0 point à la Mazda 2 en 2008, il met le minimum de ses points à l’Opel Insignia élue en 2009, il préfère la Mercedes Classe E en 2010 (seulement 5e), le Dacia Duster en 2011 (alors dernier !), il manque l’Opel Ampera en 2012, il met 0 point au couple Subaru BRZ et Toyota GT86 (deuxième en 2013)… Heureusement, il mise sur Peugeot 308 et Volkswagen Passat les deux années suivantes avant de retomber dans des choix très différents comme l’Audi A4 en 2016 ou la Mercedes Classe E en 2017 (décidément !), la BMW Série 5 en 2018 et la Citroën C5 Aircross en 2019. Quand ça ne veut pas…

Voilà pour la petite présentation. Avant même de lire la suite, vous pourrez d’abord avoir confiance dans les avis d’Yves Maroselli et de Jean-Michel Normand. Les autres sont d’abord pro-français et Verdevoye est juste insondable !

Voici les titres, les intros et les plus et moins ou les bilans de chaque essai. Seul manque Stéphane Meunier qui n’a pas encore essayé la voiture.

DS3 Crossback : un SUV très urbain
Essai. Premier SUV citadin de la marque premium du groupe PSA, le DS3 Crossback est destiné à rivaliser avec les Audi Q2 et Mini Countryman.
LES PLUS
Confort de suspension
Insonorisation
Excellent niveau de finition
LES MOINS
Accès difficile aux places arrière
Champ de vision limité depuis les places arrière
Volume de coffre modeste

Yves Maroselli – Le Point

Le port de déesse de la DS 3 Crossback
Avec ce modèle aussi agréable à conduire qu’à regarder, DS Automobiles vise la catégorie la plus dynamique et la plus accessible du segment, celle des petits SUV chics.
Lorsque l’on s’en approche, ses poignées de porte affleurantes se déploient, comme une Tesla.
Les courbes sont douces et les proportions équilibrées. L’ensemble exprime un dynamisme de bon aloi sans jamais chercher à singer le style de la concurrence.

Jean-Michel Normand – Le Monde              

Essai DS3 Crossback 2019 : le test complet du nouveau petit SUV DS3
Un nouveau SUV urbain arrive dans les quartiers chics avec ce DS3 Crossback qui fait tout pour se distinguer : physique fort, équipement inédit et parfum de premium. Son comportement routier donne le sourire, pas ses tarifs.
On aime
Ambiance, confort à bord et gabarit de citadin
Dynamisme bon teint, performances et accord moteur/boîte
Un look pas comme les autres
L’équipement généreux en finition Grand Chic…
On regrette
… mais à un tarif qu’il faudra faire accepter
Quelques matériaux décevants et oublis d’aménagement
Mauvaise visibilité de trois quarts arrière
Système Stop&Start vibrant et lent

Didier Laurent – L’Argus

DS3 Crossback, le premier essai
ESSAI – Jouant la carte du petit SUV chic et personnalisable à l’envi, le DS3 Crossback ambitionne de devenir la nouvelle coqueluche des beaux quartiers.
Voici enfin un petit SUV français capable de tenir la dragée haute aux reines des beaux quartiers. La petite DS a du style, au risque parfois d’en faire un peu trop, et de la tenue. Malgré son gabarit ultra compact que nous voyons comme un avantage, elle a tout d’une grande. Y compris son tarif. Mais ce sera l’assurance de sortir du lot avec un raffinement hors pair et inédit à ce niveau de gamme.

Sylvain Reisser – Le Figaro

DS3 Crossback: ne l’appelez pas Citroën !
ESSAI. Le petit « SUV » arrive en mai dans les concessions. Sa bouille avec des rondeurs marquées en ferait une excellente Citroën. Mais DS a pris son indépendance en 2014. Cet engin plutôt original séduit par sa personnalité, un peu bling-bling, et des prestations de haut niveau. 80.000 unités sont prévues chaque année. De quoi enfin lancer la marque ?
Qualités : ligne très personnelle, finition soignée, mécanique plaisante, boîte auto efficace, châssis léger et agile, confort de bon niveau
Défauts : ergonomie bizarre, intérieur bling-bling, accessibilité et habitabilité arrière limitées, petites vitres, consommations pas si basses

Alain-Gabriel Verdevoye – Challenges

134 pensées sur “DS 3 CROSSBACK : les retours des journalistes Car of the Year

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