Revue de presse : Le nouveau DS N°7 passé au crible par Auto Plus
Pour son numéro du 17 juillet 2026, le magazine Auto Plus a pris le volant du Nouveau DS N°7, le tout récent fer de lance de DS Automobiles, dans sa version 1.2 Hybride de 145 ch en finition haut de gamme Étoile. À l’heure où la marque traverse une phase charnière de restructuration sous l’égide de Citroën, l’essai du remplaçant du best-seller DS 7 était particulièrement attendu.
Le verdict du journal oscille entre un enthousiasme certain pour les qualités dynamiques du châssis et une vraie frustration face à une motorisation d’entrée de gamme jugée trop modeste pour les ambitions premium du modèle.
Un comportement routier remarquable, proche des références allemandes
La très bonne surprise de cet essai concerne la liaison au sol. Auto Plus se montre particulièrement élogieux envers la nouvelle plateforme allongée du groupe Stellantis (partagée avec le Peugeot 3008 et l’Opel Grandland), ici optimisée par DS. Le magazine salue un SUV « surprenant de dynamisme, agile, équilibré et précis », ajoutant que le DS N°7 se révèle de loin le plus plaisant à conduire de ses cousins techniques, parvenant même à se rapprocher d’un BMW X1 sur le plan de l’agrément.
Ce comportement incisif ne se fait pas au détriment du confort, une valeur fondamentale de la marque. L’amortissement est jugé particulièrement prévenant, la pédale de frein facile à doser et l’insonorisation excellente grâce à la présence de série des vitrages latéraux feuilletés.
Une ambiance technologique et un sens du détail premium
À bord, les essayeurs soulignent les efforts flagrants apportés à la présentation et à l’ergonomie, qualifiée de moins fantasque que par le passé. L’immense écran central tactile de 16 pouces s’intègre harmonieusement dans un habitacle flatteur où la sellerie optionnelle en cuir Nappa gris clair (+ 2 000 €) fait forte impression et rivalise sans peine avec les standards d’outre-Rhin.
En finition Étoile (affichée à 53 330 € sans remise), la dotation technologique de série est jugée très complète :
- Système de conduite semi-autonome avec changement de voie automatique au clignotant.
- Projecteurs adaptatifs matriciels LED.
- Caméra de stationnement à 360° et rétrovision numérique par caméra.
- Sièges avant chauffants, ventilés, massants et équipés du chauffe-nuque.
Le tableau intérieur est simplement nuancé par des places arrière aux assises et dossiers jugés un peu trop fermes et bombés, ainsi que par l’absence de la suspension pilotée par caméra, indisponible sur cette version hybride simple.
Le point faible : Un bloc hybride de 145 ch à la peine
C’est sous le capot que le bât blesse pour le magazine, qui titre sans détour : « Bon châssis, beau gâchis ». Face aux 1 630 kg du SUV de 4,66 m, le petit moteur trois-cylindres turbo essence associé au bloc électrique de 28 ch avoue ses limites. Avec un 0 à 100 km/h nécessitant plus de 10 secondes (10s4), les performances et les reprises sont qualifiées de « paresseuses » et « mollassonnes », d’autant que la boîte automatique à double embrayage e-DCS6 manque de réactivité pour rétrograder.
Auto Plus regrette ouvertement que le DS N°7 ne reprenne pas, à l’heure actuelle, la motorisation hybride rechargeable de 225 ch présente sur le reste de la galaxie Stellantis. Malgré une sobriété réelle constatée lors de l’essai (environ 6,5 l/100 km), cette chaîne de traction thermique s’avère insuffisante pour un véhicule de ce standing.
L’électrique comme alternative évidente ?
Pour les journalistes d’Auto Plus, le salut commercial du DS N°7 réside aujourd’hui dans ses déclinaisons 100 % électriques E-TENSE. Non seulement l’apport du couple instantané de l’électrique promet de gommer le manque de tonus du moteur thermique, mais la grille tarifaire d’entrée de gamme rend la version électrique, bonus déduit, financièrement plus attractive que l’hybride. Un argument de poids pour ce modèle ambitieux qui attend de pied ferme une future motorisation hybride plus puissante.
